Plan B

Long silence, dû à une tempête parfaite de lancements côté boulot, projets personnels qu’il faut boucler ou démarrer, bricolages urgents, jardinage pré-printanier, cours du soir, nettoyage domestique en profondeur, canards faisant la manche dans le jardin, et j’en passe.

Signe des temps, plusieurs amis viennent de perdre leur boulot. Ça fait chier.

Réserve
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Pour eux, c’est le moment de mettre en action — ou de mettre sur pied — le plan de rechange. Plan B, comme on dit ici.

L’un de mes amis fraichement licenciés faisait partie du middle management du service informatique d’une institution financière bien connue, siégeant à San Francisco. Il est de retour à l’université, du côté de Santa Barbara, et est en train de passer différents examens pour devenir flic. Un autre, qui travaillait pour un cabinet d’avocats, se retrouve sans perspectives immédiates, mais a obtenu deux entretiens. Enfin, la dernière, journaliste pour un grand quotidien san-franciscain sur le bord de la fermeture, s’est vue offrir un buyout : deux mois de salaire, et six mois d’assurance santé via COBRA. « Take the fucking money », lui dis-je, en rescapé sans illusions de la presse écrite. Car si elle n’opte pas pour le licenciement volontaire, il n’y aura ni préavis, ni indemnités, ni assurance santé. Ça sera le carton et les larmes.

Deux mois de salaire, certes, c’est que dalle, surtout lorsqu’on met ça en perspective avec les garanties offertes en France. Mais ici, c’est mieux que rien. Avec ça, elle paye deux mois de loyer, et elle peut explorer la possibilité de retourner en fac pour se former à un nouveau boulot. Parce que ne nous faisons pas d’illusions : la presse écrite est morte, ou tout du moins moribonde.

De mon côté, le plan de rechange est encore mal défini, mais il se profile doucement, même s’il tient encore du fantasme. Mais c’est une nécessité. J’ai subi suffisamment de licenciements économiques, après avoir déjà exploré deux secteurs, pour savoir qu’il faut toujours un plan B. Et un plan C. Voire un plan D.

Et vous, votre plan B, c’est quoi ?

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