Nouvelle-Orléans : notes de voyage (1ère partie)

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Deep-fried pickles. Vive le cholestérol.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Un cajun sausage po-boy fut mon premier repas à La Nouvelle-Orléans. Accompagné de fried pickles. Arrosé d’une Abita, une bière louisianaise. Il était minuit passé, et Déjà Vu, un dive ouvert 24 heures sur 24, était, littéralement, au coin de la rue. C’était la solution facile après deux heures et demi de route et deux vols Continental via Houston, et l’endroit était moins bruyant que les boîtes à touristes sur Bourbon Street.

En presque deux semaines, nous avons écumé le French Quarter. Mais il nous y reste plein d’endroits à explorer à notre prochaine visite, sans parler des autres quartiers, que nous avons à peine survolés.

Premières impressions : il y fait chaud l’été. Bon, cela dit, nous vivons déjà dans le comté de Lake, où les températures estivales oscillent régulièrement autour de 35-40 degrés. Le vrai changement, c’est l’humidité, de l’ordre de 50%. On s’y attendait (et nous visitons régulièrement la Floride à la même saison), et les quelques pluies passagères étaient les bienvenues pour rafraichir l’atmosphère.

skywatch
The NOPD is watching you.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Bourbon Street est la rue attrape-touristes par excellence. Certes, au-delà de la rue des Ursulines, tard la nuit, il peut être plus raisonnable d’y circuler en groupe ou armé. Pour le reste, il n’y a que quelques adresses qui valent vraiment la peine (Galatoire’s, un restaurant old school dans la grande tradition des brasseries chics ; Remoulade, qui sert tard dans une ambiance casual et à des prix très raisonnables certaines des spécialités qui ont fait la réputation d’Arnaud’s ; le Musical Legends Park où se situe l’une des enseignes Cafe Beignet de la ville ; ou encore Marie Laveau’s House of Voodoo, l’une des plus vieilles bâtisses de la ville). Pour le reste, il s’agit entre Canal et St. Ann Streets d’une enfilade de bars à daïquiris, de strip clubs raccoleurs et d’établissements bruyants s’adressant aux frat boys en vadrouille et aux bachelorettes titubantes.

poop
It was a long stakeout, and officer McHorse just had to go.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Le soir, la police de la ville garde un œil attentif sur les réjouissances. Un poste de surveillance monté sur une grue, un Sky Watch (la ville en possède apparement au moins deux), permet à un seul policier d’observer d’un mirador mobile l’ensemble de la rue. L’engin est équipé de caméras, projecteurs et hauts-parleurs, entre autres gadgets observables. Ça a clairement un aspect orwellien. Mais ça semble efficace.

Gros choc culturel mais plutôt sympathique : la consommation de boissons alcoolisées est autorisée dans les rues, à condition qu’elles soient dans un récipient en plastique.

Il se passe toujours quelque chose à La Nouvelle-Orléans. Nous sommes arrivés au moment de l’Essence Festival, une série de concerts mettant en avant artistes soul et r’n’b. Mais je n’avais pas envie de subir tout un line up juste pour voir John Legend ou Raphael Saadiq, les deux seuls noms qui m’intéressaient.

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Une streetcar sur Canal Street. Elle a deux sœurs à San Francisco.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Mais par un heureux hasard, un autre événement tenait sa septième édition pendant notre séjour : Tales of the Cocktail. TOTC est le grand rendez-vous de l’industrie des liqueurs et spiritueux, et plus particulièrement des professionnels et passionnés de cocktails. Et depuis quelques années, une cocktail culture s’est développée, notamment à New York, Chicago, Londres, San Francisco, LA et Seattle. Et, évidemment, à La Nouvelle-Orléans, où la vague est arrivée un peu en retard, mais qui est désormais, une semaine par an, la capitale de la mixologie.

Ma douce, ex-bartender de son état, connaît ses boissons, et manie son Boston shaker avec énergie et précision. Et j’ai mes cocktails fétiches. Notre tournée des bars néo-orléanais a du coup été riche en rencontres et en découvertes…

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1 commentaire

  1. Oui, j’y étais aussi à Bourbon Street, et comme tu l’as dit c’est un quartier qui attire vraiment les touristes, mais l’ambiance y est quand même agréable. par contre je n’ai pas encore eu la chance de goûter à ce fameux « Deep-fried pickles », j’y retournerais juste pour ça 🙂

    Bonne journée !

    Margot T.

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