Des excuses

Pour ne pas avoir tenu ce blog à jour. Bah oui, je me sens coupable. Sans doute vis-à-vis de moi-même, surtout.

Je travaille sept jours sur sept, ces temps-ci. La semaine, je suis sur une mission temporaire pour une boîte du FiDi qui relance une trentaine de sites web pour ses filiales (la localisation est ma spécialité côté tech). C’est typique du genre de projet que je gère depuis une quinzaine d’années. Je suis à San Francisco deux à trois jours pendant la semaine, et le reste, je bosse de la maison, dans le comté de Lake, à deux bonnes heures de route.

Le week-end, je bosse toujours pour Gregory Graham Wines, où je tiens la salle de dégustation, et je conseille Greg en matière de marketing, social media, et tout le tralala que les domaines vitivinicoles doivent désormais maîtriser pour se maintenir sur le marché. Cela dit, les vins de Greg sont tous excellents, donc faciles à écouler. Mais il faut travailler sur la reconnaissance de la marque, sachant que la distribution hors Californie est quasi-inexistante, à l’exception de deux ou trois autres états (la faute au three-tier system imposé à la fin de la Prohibition, très défavorables aux petits domaines).

Et puis je continue à bosser en traducteur indépendant, notamment pour la localisation d’applications mobiles et de sites web. Ça me tient occupé le soir ou tôt le matin.

Bref, pas beaucoup de temps libre. Sans parler de mes ruches, qui au printemps (et en ce début d’été) demandent pas mal d’attention, le jardin (où je me suis limité cette année aux tomates, basilic, pommes de terre et houblon), le ménage, les barbecues avec les potes, et la chasse, qui est désormais mon passe-temps quelques heures par semaine. En plus des cochons sauvages de mars dernier, j’ai eu ma dinde de printemps, et le soir je traque le lièvre de Californie dans la poiraie du voisin. Hier j’ai fait l’acquisition de mes vignettes pour le petit gibier ailé (perdrix, colombes, etc.), le chevreuil et le cochon sauvage. La saison n’a pas encore commencé (sauf pour le cochon, autorisé toute l’année du fait de son statut d’espèce non-endémique), mais j’espère bien me tirer un chevreuil à l’automne.

Bref, j’ai négligé le blog. Et lorsque je suis à San Francisco, j’ai du mal à trouver le temps de voir mes vieux potes — je bosse comme un âne, et ensuite je vais me coucher. De temps en temps je trouve bien un peu de temps pour aller faire pan-pan à San Rafael avec Le Piou, ou de prendre un cocktail à Rickhouse avec un vieil ami, mais c’est trop rare. Alors en bonne résolution de ce nouveau semestre, j’ai décidé de faire l’effort de trouver du temps pour prendre quelques pots avec eux. Quand on vieillit, l’amitié prend de l’importance, surtout quand on est DINK.

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