Gadget : Netflix pour Wii

Pour ceux qui ne vivent pas aux États-Unis, ou pour ceux qui vivent dans une caverne, Netflix est un service de location de DVD par correspondance. Un abonnement mensuel permet de sélectionner les titres qui seront envoyés par courrier (généralement sous 48 heures, dans mon cas sous un jour ouvré), que l’abonné renvoie ensuite dans l’enveloppe fournie à l’expédition. Plusieurs niveaux d’abonnement existent, correspondant au nombre de DVD qui peuvent être commandés simultanément. Le service a été maintes fois imité aux États-Unis comme à l’étranger. Dans son pays d’origine, il a écrasé le service concurrent de Walmart, et domine celui de Blockbuster. Gamespy a émulé le modèle pour proposer un service similaire louant des jeux vidéos, et l’industrie du porno s’y est également mise.

Netflix, fondé en 1999, a rapidement compris que les DVD et les disques Blu-Ray étaient un média voué à la disparition. Au cours des dernières années, l’entreprise a développé un service de diffusion en ligne, accessible d’abord à partir d’un lecteur fabriqué par le Coréen Roku, puis par de nombreux lecteurs de BluRay et magnétoscopes numériques. Le service est devenu disponible aux utilisateurs de XBox 360 en août dernier, et, il y a quelques mois, Netflix a annoncé la disponibilité prochaine du service sur Wii.

Hier, le DVD (que j’avais demandé lors de l’annonce) est arrivé dans ma boîte à lettres. Une fois inséré dans la console, une mise à jour logicielle de la Wii est nécessaire. Un code d’activation apparaît ensuite sur l’écran, que l’abonné Netflix a juste à saisir sur le site du service de location. De là, il ne faut que quelques instants à la Wii pour afficher la queue des titres sélectionnés par l’utilisateur.

L’interface est bien plus élégante et agréable que celle du lecteur Roku. Contrairement à ce dernier lecteur, cependant, la Wii ne possède pas de sortie HDMI, interdisant donc la sortie en haute définition. Mais bon, pour ceux ayant déjà une Wii, un abonnement Netflix et une connexion à haut débit, cette fonctionnalité ne coûte rien. Dans mon cas, elle va me permettre de déplacer le lecteur Roku vers la chambre, où ce dernier va faire sérieusement concurrence à l’AppleTV, un appareil malheureusement cruellement sous-équipé pour la diffusion de vidéo en continu.

Avantages :
• Une console Wii permet désormais d’accéder à la bibliothèque Instant Streaming de Netflix — gratuitement pour les abonnés Netflix existants possédant une connexion à haut débit.
• Interface agréable et facile à explorer.
• Accès aux rubriques nouveautés et genres avec possibilité d’ajouter des titres directement à la queue.

Inconvénients :
• Le DVD logiciel Netflix doit être inséré dans la Wii afin d’accéder au service de Netflix (MISE À JOUR : ce n’est désormais plus le cas).
• Sortie vidéo RCA ou composite, donc pas de haute définition.
• Nécessite naturellement une télécommande Wii dont la portée est généralement moindre que celle d’une télécommande traditionnelle.

La guerre froide réchauffée

V
Des reptiles très séduisants.
Photo : ABC/David Gray. Tous droits réservés.

Dans la brillante re-création de Battlestar Galactica, les scénaristes et producteurs avaient gommé les images trop faciles. Le nouveau BSG avait gardé les robots clinquants, mais les cylons principaux étaient humanoïdes, plus humains même que nous (et coûtaient moins cher à filmer). Dans le nouveau V, qui débute mardi 3 novembre sur ABC, les Visiteurs n’ont plus ces ridicules uniformes rouges à épaulettes évoquant à la fois les Nazis et les Soviets. Ils semblent avoir accès à une garde-robe illimitée dessinée par Versace et Ralph Lauren. Ils s’expriment en plusieurs langues mais sans accent métallique, avec des phrases polies faites pour être reproduites entre guillemets par les médias. Le charisme semble être leur arme principale.

Un autre titre des années Reagan cristallisant la peur du bloc communiste, cette fois-ci sans s’embarrasser de métaphores, vient d’être remis au goût du jour dans les rues de Detroit : Red Dawn (L’Aube rouge).

Ah, les Wolverines. Un groupe de lycéens alaskains bottant le cul des troupes soviétiques et cubaines en organisant la résistance à l’envahisseur. Nul doute que ce film de 1984 a une place de choix dans le foyer Palin. Son réalisateur, le très patriotique et conservateur John Milius, inspira aux frères Coen le personnage de Walter Sobchak dans The Big Lebowski, incarné par le grand John Goodman.

Red Dawn est devenu l’un de ces films des années 80 qui brille involontairement par ses clichés, son invraisemblance et son message simpliste, en faisant un divertissement qu’on peut désormais regarder au second degré, s’amusant au passage de la coupe de cheveux d’un Patrick Swayze ou d’un Charlie Sheen encore boutonneux.

Les vidéos amateurs du tournage et les quelques informations qui ont filtré pour l’instant de la production montrent que les re-créateurs du film ont évidemment remis le scénario à jour. Les envahisseurs ne sont plus les Soviets, mais les Chinois, sans doute cherchant ainsi à prendre les rennes d’un pays dont ils contrôlent déjà la dette, mais qui ont cependant évidemment le soutien logistique des Russes.

Aube rouge
L’Armée rouge est là pour nous aider.
Photo : kmaz. Tous droits réservés.

Certes, la version 2009 de V semble être largement plus intelligente et subtile que l’original, encore que sa diffusion sur ABC risque de compromettre la complexité de l’intrigue — les dirigeants du network n’ont pas envie de perdre leur audience avec des personnages trop torturés ou des allusions historiques trop érudites. Le remake de Red Dawn semble ne pas s’embarrasser de second degré, et être avant tout un film d’action — le réalisateur, dont c’est la première mise en scène, a jusqu’ici fait carrière comme cascadeur. Les éléments graphiques de propagande qui ont filtré du tournage semblent cela dit plutôt créatifs, mais cela ne garantit rien quant à la qualité du film.

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Télé : Trauma

On s’attendait au pire avec les previews que NBC nous assénait depuis le printemps. Je n’ai donc pas franchement été déçu. Le pilote de Trauma a pourtant le mérite d’avoir été filmé quasi-intégralement à San Francisco, du jamais vu depuis Nash Bridges. En mars dernier, une explosion spectaculaire avait même été filmée sur l’interstate 280 à l’entrée de la ville pour une séquence d’accident où un imbécile provoque un carambolage pyrotechnique en utilisant son Blackberry pendant qu’il double un camion-citerne.

Les personnages principaux de cette nouvelle série sur NBC sont des ambulanciers. Le sous-genre de la série télévisée des professionnels de l’urgence se devait apparemment de survivre la fin de ER. On n’avait pas vu autant de paramedics à la télé américaine depuis Third Watch.

Le plus cinglé d’entre eux est Reuben (le Néo-Zélandais Cliff Curtis), rescapé d’un crash d’hélicoptère un an auparavant, que n’importe quel psychologue de salon peut diagnostiquer comme ayant une pulsion de mort. « Rabbit » est un type cool, plein de sang froid et semblant sûr de lui, qui en plus conduit une Camaro SS dans les rues de North Beach comme Steve McQueen dans Bullit. Le reste des personnages est tout aussi prévisible : la forcenée qui refuse de renoncer à une réanimation, le professionnel qui au contraire garde sa distance avec les patients, la jeune pilote qui doit faire ses preuves, etc.

On a même droit à une apparition par la Première dame de San Francisco, madame Jennifer Siebel-Newsom, à qui NBC à dû gracieusement donner un petit rôle pour la consoler de l’annulation de Life.

Grosse avalanche de clichés. La trachéotomie d’urgence effectuée par un non-professionnel, par exemple. Mais ce coup-ci, on en rajoute une couche, en la filmant dans un hélicoptère en vol.

Il y a bien trop de places de parking disponibles dans North Beach dans un plan où une jeune ambulancière part au boulot. Mais ça n’est évidemment pas la seule raison pour laquelle Trauma n’est pas très crédible. Les personnages sont des stéréotypes, et, en passant, pas un seul d’entre eux n’est d’origine asiatique, une erreur typique que font la plupart des scénaristes angelinos à chaque fois qu’ils situent une série à San Francisco.

Ça sent l’annulation en cours de saison. D’autant que le budget doit être plusieurs fois celui d’un épisode de Monk. On aura pu pourtant espérer un peu mieux de la part de Peter Berg, qui nous a donné Friday Night Lights, mais le même réalisateur-producteur nous a aussi pondu les décevants The Kingdom et Hancock. C’est à se demander si FNL n’était pas un coup de bol.

Poseurs

Hier soir, le Late Night Show with David Letterman s’est conclu, comme souvent, par un invité musical. Letterman, fraichement marié, présente le groupe, White Lies, comme une formation britannique, a popular rock band, exhibant la pochette de leur premier album (grand format, en vinyle, c’est plus visible, et surtout, plus classe et plus crédible). Je sais, je sais, vous les avez peut-être déjà entendus, surtout vous qui êtes de l’autre côté de l’Atlantique, où l’album est sorti il y a déjà quelques mois. Mais c’était une première pour moi. Et leur première apparence télévisée en Amérique du Nord pour eux.

Et les petits jeunes, tout de noir habillés, d’entonner leur air. Une ligne de basse régulière et hypnotique, des percussions émulant une boîte à rythmes, et le chanteur-guitariste suce le micro, assénant des paroles qui suggèrent à l’objet de son affection de vieillir et mourir ensemble. Un petit maigrichon pianote sur un synthé Yamaha un air plaintif digne d’un Moog Source. La scène est décorée de roses rouges, et, au milieu du bridge des guitares, des pétales commencent à tourbillonner autour d’eux.

« You gotta be shitting me », murmure-je de mon lit. Ces petits cons à l’inspiration post-punk-new wave jusque dans la garde-robe me donnent envie d’aller évangéliser leurs fans, sans doute des lycéens pubères un rien rebelles s’habillant en corbeaux, et, comme un vieux con, de leur faire écouter la voix solemnelle de Ian Curtis, le Movement de New Order, la Pornography de The Cure (bien avant que Robert Smith ne ressemble à une vieille tante bouffie), la discographie des Smiths avant que Morrissey ne renonce au suicide, les deux premiers albums de Sisters of Mercy — et puis je me prends à espérer que les fans de ce groupe connaissent peut-être leurs classiques aussi bien que moi, après tout.

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The Wild Ones

AFFA
Photo : zve682. Tous droits réservés.

La réalité criminelle rejoint parfois la fiction télévisuelle. Dans la nuit du 2 au 3 septembre dernier, le soir même de la diffusion de l’épisode pilote de la nouvelle série Sons of Anarchy sur F/X, Mark « Papa » Guardado, le chef du chapitre de San Francisco des Hell’s Angels, était abattu par balle par un motard sur Mission Street suite à un corps-à-corps. Le meurtre sembla raviver la guerre larvée entre le club et son éternel rival, les Mongols (des membres des deux MCs s’étaient déjà affrontés en 2002 lors d’une bagarre sanglante à Reno, faisant trois morts et de nombreux blessés), puisque deux semaines plus tard, trois bombes-tuyaux explosaient près de la voiture d’un chef du clan adverse à San José, vraisemblablement en forme d’avertissement, deux jours après l’enterrement de Guarardo à Daly City, qui accueillit plus d’un millier de motards.

Pour compléter le tableau, trois membres d’un autre club motocycliste, les Set Free Soldiers, étaient arrêtés il y a deux mois et inculpés pour différentes violations de lois sur les armes à feu, association de malfaiteurs et intimidation, pour lesquels ils plaidaient non coupables le mois dernier. Les perquisitions associées aux arrestations faisaient suite à une bagarre entre les membres du club et des représentants des Hell’s Angels dans un restaurant de Newport Beach, dans le comté d’Orange.

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Christopher Ablett, arrêté pour le meurtre du président des Hell’s Angels de Frisco, Mark Guardado.

L’ironie, c’est que les Set Free Soldiers, fondés et menés par le pasteur Phillip Aguilar, ex-toxicomane, se présentent comme un club de motards chrétiens, prêchant la bonne parole et l’entrée dans le droit chemin pour les victimes de la drogue et autres criminels repentis.

Et hier, Christopher Ablett, un électricien vivant à Modesto, se rendait aux autorités dans l’Oklahoma. L’homme, un membre des Mongols, était recherché pour le meurtre de Guardado.

On est somme toute pas si loin de l’intrigue des Sons of Anarchy, une série créée et co-produite par Kurt Sutter, qui a travaillé en tant que co-producteur et scénariste sur l’excellent The Shield, actuellement dans sa dernière saison sur la même chaîne du câble. Le titre est celui d’un motorcycle club fictif qui a son siège et son chapitre principal dans la petite ville de Charming, dans le Mother Lode, dans le nord rural de la Californie. Clay Morrow, incarné par le fantastique et imposant Ron Pearlman, est le chef de ce gang qui se spécialise dans le trafic d’armes. Le vice-président du club est Jax Teller (Charlie Hunnam), dont le père disparu le hante à travers un manuscrit trouvé dans un carton. Sa mère est désormais la old lady de Clay, et James, en plus de ses propres démons, a quelques boulets à traîner. Il y a son ex, une junkie qui vient de donner naissance de justesse à un prématuré. Il y a une autre ex, plus ancienne, qui vient de débarquer après plusieurs décennies d’absence. Et puis il y a les Mayans, un autre gang de motards (lui aussi fictif) basé à Oakland, qui cause quelques soucis logistiques aux Sons.

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The Gen X Club

Depuis quelques jours, la chaîne de magasins vestimentaires américaine JC Penney diffuse sur les ondes télévisuelles et dans les salles cinémas une pub rendant hommage à l’un des meilleurs — que dis-je, le meilleur — teenage movies jamais pondus : The Breakfast Club (iTunes US), réalisé en 1985 par John Hughes. Les références du spot sont claires, de la plaque d’immatriculation de l’Illinois aux plans-montage filmés dans la même école, en passant évidemment par la bande-son, une reprise du « Don’t You » des Simple Minds (iTunes US, iTunes Europe) par le groupe néo-punk New Found Glory.

Ma réaction initiale fut un certain amusement. Ah, The Breakfast Club. Le minois adorable de Molly Ringwald. L’insolence rafraîchissante d’un groupe d’ados avec lesquels, bien que d’un autre continent, je pouvais m’identifier, moi aussi, petit jeune incompris et parfois rebelle, épisodiquement collé le samedi — une punition d’autant plus sévère que j’étais à l’époque en pension en Normandie dans une école jésuite. Deux années plus tard, je me retrouvai à mon tour dans une high school américaine, où j’allais être initié aux joies et aux horreurs du lycée à l’américaine, du confort du locker personnel à l’angoisse précédant la prom, en passant par les affres du dating à l’âge où l’acné colonise votre épiderme.

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A Fraking Masterpiece

BSG
Battlestar Galactica, créé et produit par Ron Moore et David Eick.
Avec Edward James Olmos, Mary McDonnell, James Callis, Katee Sackhoff, Tricia Helfer, Grace Park et Jamie Bamber.
Diffusé sur SciFi aux États-Unis, Space au Canada, Sci Fi en France et Sky One au Royaume-Uni.
» Acheter sur Amazon.com la minisérie pilote, la saison 1, la saison 2.0, la saison 2.5 et la saison 3 (DVD région 1)
» Acheter sur Amazon.fr la minisérie pilote, la saison 1, la saison 2 et la saison 3 (DVD PAL région 2)

Trop souvent, j’entends des compatriotes faire cette généralité affligeante : la télé américaine, c’est de la merde. Ce qui à mon tour me fait ricaner lorsque, lors d’une visite, je dois endurer, même brièvement, les bêtises made in France qu’infligent les chaînes hexagonales à leurs téléspectateurs franchouillards.

La plupart de la production télévisuelle américaine est, il est vrai, plutôt pathétique. Comme celle du PAF, finalement. Mais de temps à autre, les gros networks nous pondent une bonne série. Même Fox est à louer pour nous gratifier ces jours-ci des Simpsons, de Family Guy et d’American Dad, qui recèlent en un seul épisode plus d’insolence et d’intelligence que l’intégrale du catalogue d’AB Groupe.

Mais il faut le reconnaître : le meilleur de la télévision américaine n’est pas sur la grille des networks, mais sur le câble, notamment parmi les bouquets premium, les HBO et autres Showtime.

BSG
Laura Roslin (Mary McDonnell), le commandant William Adama (Edward James Olmos) et le génial Gaius Baltar (James Callis) incarnent les principales figures du pouvoir dans Battlestar Galatica.

Pas besoin cependant de claquer 20 dollars ou plus dans un abonnement mensuel à un bouquet de chaînes de cinéma pour suivre Battlestar Galactica, que retransmet SciFi, l’une des chaînes du câble dans le giron du groupe NBC Universal. Pas d’excuse pour rater la quatrième saison qui commence vendredi soir (et qui sera retransmise plusieurs fois au cours de la semaine suivante). Si vous n’avez pas suivi la série, vous pouvez toujours enregistrer les premiers épisodes de cette quatrième et louer (ou acheter) la minisérie pilote et les trois premières saisons, histoire de rattraper la nouvelle (et dernière) saison. Maintenant que le brillant The Wire nous a quittés pour de bon, et en attendant le retour de Rescue Me, It’s Always Sunny…, The Shield, Breaking Bad, Weeds, Pushing Daisies, Mad Men ou Dexter, il n’y a pas grand chose d’autre qui vaille le détour sur le petit écran américain, mis à part peut-être The Tudors et The Riches (ou l’excellente minisérie John Adams, en cours de diffusion sur HBO).

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Analogique : chronique d’une mort annoncée

Le HD-DVD aura donc vécu. Toshiba vient de jeter l’éponge. Le format est mort, rejoignant le Betamax et le DCC dans le panthéon des formats prometteurs mais vite enterrés. À l’inverse, il y a des technologies si vieilles qu’on oublie parfois qu’elles existent encore, jusqu’à l’annonce de leur disparition. Le mois dernier, Polaroid a ainsi cessé de fabriquer des films pour ses appareils emblématiques, chagrinant les nostalgiques dont je fais partie (j’espère que Fuji ou un fabricant chinois reprendra le flambeau et continuera à produire des films pour mon antique appareil).

Il est cependant difficile ces jours-ci de passer à côté d’une autre mort annoncée, celle de la télévision hertzienne analogique. Le 18 février 2009, les programmes télévisés américains hertziens seront désormais uniquement diffusés en numérique. La FCC, l’administration fédérale américaine distribuant et réglementant les fréquences hertziennes, va en effet mettre aux enchères une partie de la bande 700 Mhz jusqu’ici réservée aux signaux télévisés terrestres, histoire de renflouer les caisses de l’État avec l’argent que les opérateurs vont payer pour cet espace, qui se verra vraisemblablement reconverti en fréquences de téléphonie et données numériques.

Voilà en effet plusieurs années (pour certaines depuis 2002) que la plupart des stations hertziennes émettent désormais en numérique, l’équivalent de ce qu’on appelle en France la TNT, ou télévision numérique terrestre. La FCC a mis en place un site d’information sur la DTV, ou digital television, mais jusqu’ici, c’était à peu près la limite de la communication gouvernementale dans ce domaine. Hier, le gouvernement a cependant commencé à envoyer par courrier aux foyers américains des coupons de 40 dollars applicables à l’achat d’un convertisseur ATSC (numérique vers analogique), pour les téléspectateurs irréductibles ou les plus pauvres ne pouvant ou ne voulant pas passer au câble ou au satellite, ou encore acheter un téléviseur compatible. Mais certains critiques estiment que cette initiative arrive un peu tard.

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