Napa Crash

Il est environ 22h15 mercredi soir. Je reviens d’un cours de marketing vinicole que je suis ce semestre à Napa Valley College. Comme à chaque fois, je prends pour rentrer la Silverado Trail au lieu de la route 29, qui est plus encombrée, ponctuée de feux et patrouillée à mort par la CHP. La route scénique de l’est de la vallée, plus sinueuse, est cependant plus agréable, même de nuit. Je la connais par cœur, et je sais même derrière quels bosquets les flics du comté se planquent parfois pour guetter les chauffards.

Je viens seulement de dépasser Meadowood lorsque je dois freiner précipitamment. La route est devant moi bloquée par des cartons et des éclats de verre. Je vire sur le bas-côté pour dépasser les dégâts prudemment. Je continue au ralenti, puis j’hésite. Dois-je m’arrêter pour déblayer ? Bah oui. Il fait nuit et c’est un obstacle dangereux. Les usagers de la route à cette heure sont des habitués qui n’hésitent pas à avaler les virages à 70 miles à l’heure, maintenant que les touristes sont rentrés chez eux ou finissant une bouteille de chardonnay vieilli dans des fûts français dans une auberge chic de St. Helena.

Je sors de la voiture et j’assesse les dégâts. Une demi-douzaine de cartons a dû se casser la gueule d’un camion, remplis de bouteilles pas encore étiquetées. Ça sent la vinasse et les bouts de verre craquent sous mes semelles. Je ramasse les cartons que je balance dans le talus, et je donne des coups de pieds dans les bouteilles brisées pour les envoyer dans le bas-côté. Une bouteille est miraculeusement intacte. Je la ramasse et je la mets à l’abri. Je ne me serais pas arrêté pour rien.

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La crise est-elle soluble dans le pinard ?

Les domaines viticoles californiens produisant du pinard haut-de-gamme ont du mal à vendre. Normal, en ces temps difficiles, ça picole toujours (voire davantage), mais on rechigne plus qu’avant à claquer 40 dollars pour un vin de chardonnay de la Sonoma Coast, ou plus encore pour un cabernet-sauvignon de la vallée de Napa. Même Jackson Family Estates, la maison mère de Kendall Jackson, sans doute l’une des marques vinicoles les plus reconnues du pays et produisant des vins parmi les plus abordables, a licencié 20% de ses salariés en janvier dernier.

Sentant le vent venir, certains domaines ont baissé leurs prix, et il y a des places à prendre sur les listes d’acheteurs que certains domaines utilisent comme canal de vente exclusif. Un producteur connu pour ses pinots noirs et chardonnay (qu’il vend environ 75 dollars la bouteille via sa liste, et dont les millésimes précédents atteignent au minimum 100 dollars chez les marchands ou sur les menus des restaurants le stockant) me relançait récemment, notant que je n’avais rien commandé cette année, assurant que la réponse au dernier embouteillage était enthousiaste. Évidemment, c’est du pipeau : si les ventes reflétaient l’enthousiasme en question, ils n’auraient pas besoin de me relancer, et je perdrais ma place sur la liste au profit d’un client plus généreux. Même Abe Schoener, le winemaker cinglé à l’origine du cultissime Scholium Project, a revu ses prix à la baisse pour sa dernière allocation, et le dernier embouteillage de son verdelho (dont des millésimes précédents ont été au menu de Bouchon, notamment) coûte seulement 20 dollars.

Alors on explore des stratégies de vente encore inédites pour certains de ces domaines. La vente via la distribution traditionnelle, par exemple, là où la liste de diffusion et les restaurants suffisaient jusqu’ici. Ou, pour écouler le pinard qui n’est pas aux standards de la réputation du domaine, on crée un second label — certes, de nombreux grands noms ont déjà une ou plusieurs autres marques, l’équivalent marketing américain du second vin bordelais, mais pour certaines boutiques wineries prestigieuses, c’est une nouvelle stratégie.

Car même si dans la vallée de Napa, on aime à se répéter entre pros que l’industrie vitivinicole est recession-proof, cela relève ces temps-ci de l’auto-persuasion. En vérité, les seuls producteurs véritablement à l’abri sont ceux dont les prix ne découragent pas les acheteurs qui se serrent la ceinture. Pour John Buehler, le propriétaire-récoltant derrière le domaine du même nom, ça signifie un vin de cabernet-sauvignon de Napa Valley à 28 dollars. Son chardonnay 2007 de la Russian River, vendu seulement entre 12 et 23 dollars, vient de se voir récompensé par un 90 par Wine Spectator, qui l’a étiqueté comme un smart buy. Et les producteurs de gros rouge qui tache ou de piquette sucrée juste assez pour plaire aux palais des moins exigeants n’ont pas de souci à se faire. Gallo et Bronco Wine peuvent dormir tranquille.

En attendant, BevMo se frotte les mains avec sa vente promotionnelle à 5 cents la seconde bouteille (qui est une arnaque pour bien des vins en question, qu’on peut trouver pour moitié moins chez certains cavistes en cherchant bien).

Et vous, lecteurs vinophiles, avez-vous changé vos habitudes ?

10 petits banquiers

Au cas où vous n’auriez pas suivi, il y a ces temps-ci quelque chose de pourri dans la république d’Islande. Une politique économique laxiste et un système bancaire irresponsable ont précipité le pays dans un chaos indescriptible.

Une collègue en visite à Reykjavík il y a quelques semaines a rapporté cet amusant recueil sur « dix petits banquiers », composé à la manière d’un livre pour enfants, peut-être pour expliquer aux petits Islandais pourquoi papa et maman n’arrivent plus à rembourser leur prêt, ou à acheter des biens importés.

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Honor System

Poires
À la campagne, il y a des fermiers qui, faute de pouvoir être présents sur leur stand, font confiance à leurs clients.

Parmi les choses que j’apprécie dans la vie rurale californienne, il y a l’honor system.

Prenez ce stand, situé sur Merritt Road, à Kelseyville, le long de la route 29. Le propriétaire, dont la maison est située à proximité, n’y est que très rarement présent. Lorsque j’ai une envie de poires entre l’été et l’automne, je m’y arrête en chemin pour y acheter un sac, voire un cageot (selon la quantité ou la variété, elle coûtent entre 50 cents et 1 dollar la livre).

Une caisse est là pour y insérer l’argent – pas de monnaie, désolé. Il y a d’autres petites fermes fonctionnant sur le même modèle, où j’achète aussi maïs, noix, noisettes ou pommes de terre.

La claque

yf
Lundi noir aux États-Unis.

Les nouvelles sont plutôt mauvaises. La situation actuelle donne des airs de déprime de rentrée de vacances à l’explosion de la Bulle de 2000, ou même au cassage de gueule spectaculaire qui suivit le 11 Septembre. Mardi, Le Dow Jones Industrial Average se prenait tout de même pris une gamelle de 777 points, soit presque 7%, du jamais vu depuis plus de deux décennies. Après une remontée partielle à partir du lendemain, et au moment même où une majorité des membres Parlement américain semblent enfin s’être mis d’accord pour voter un plan de sauvetage historique, la Bourse a plongé encore aujourd’hui, effaçant ainsi les gains enregistrés les deux jours précédents.

Même pour les Américains qui ne sont pas au bord de la forclusion ou qui n’ont pas d’actions AIG ou Fanny Mae dans leur portefeuille d’actions vont être touchés. Certes, pour la plupart, leur argent investi dans des comptes chèques, épargne ou autres CD est en sécurité. Mais la complexité des mécanismes économiques rend tout ce petit monde solidaire. Malheureusement, les partisans de ce plan de sauvetage, qui a le handicap supplémentaire de ressembler à une carte blanche, l’ont très mal présenté, et pour l’Américain de base, cela ressemble à un cadeau supplémentaire aux fat cats déjà engraissés par leurs gros bonus. Mais comme le soulignent nombre d’analystes et de politiques depuis quelques jours déjà : il ne s’agit plus seulement de huiler Wall Street, mais de sauver Main Street.

D’abord, beaucoup d’Américains possèdent dans leur épargne de retraite des fonds communs de placement qui incluent des parts des institutions en disgrâce. J’ai vu mon argent investi dans le fonds Fidelity Balanced fondre comme neige au soleil au cours des derniers mois. Les conseillers financiers n’ont plus peur de dire à leurs clients proches de la retraite de continuer à travailler pendant quelques années supplémentaires.

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Les loueurs de véhicules font passer l’addition

On ne compte plus les conséquences directes et indirectes de l’augmentation du prix de l’essence (qu’on ne s’y trompe pas, la baisse récente est toute relative). La location de véhicule à court terme est l’un des nombreux services affectés, et les loueurs n’ont pas de complexes à repasser la note à leur clientèle.

Trucs pour économiser
à la location

• Les offres combinées vol-hôtel-location, vol-location ou hôtel-location de véhicule sont souvent imbattables. De nombreuses compagnies aériennes offrent cette option lors de la réservation d’un vol sur leur site Web. Comparez avec la location séparée.

• L’option de l’essence pré-payée n’est pas la plus avantageuse. Il reste plus économique de rapporter le véhicule avec le même niveau qu’à la livraison, mais cela nécessite un minimum de planning : repérez à l’avance les stations d’essence proches du lieu de retour du véhicule, et recherchez les prix les plus bas sur GasBuddy.

• Lorsque vous recherchez les tarifs pratiqués par les loueurs de véhicules, privilégiez les sites de ceux qui affichent TOUS les frais (y compris taxes d’aéroport et autres franchises).

• Toutes les branches ne pratiquent pas les mêmes tarifs. Parfois, la petite agence en banlieue sera moins chère que celle de l’aéroport. Attention aux frais éventuels si vous retournez le véhicule à une branche différente.

• Si vous possédez déjà un véhicule, vous êtes déjà probablement couvert par votre assurance pour la location. Appelez votre assureur pour savoir à quel niveau et si vous êtes couvert en cas de vol. Certains offrent une couverture complète pour seulement quelques dollars de plus par an. Renseignez-vous également auprès de votre société de carte bancaire : certaines offrent une couverture automatiquement lorsque vous utilisez votre carte pour réserver le véhicule, mais vérifiez jusqu’à quel niveau, et si la couverture couvre le vol éventuel du véhicule et les frais médicaux causés au tiers.

• Aurez-vous un second conducteur ? Si oui, attention : les loueurs meilleur marché facturent souvent très cher cette option.

• Besoin d’un GPS ? Les loueurs haut-de-gamme incluent de plus en plus souvent un récepteur dans la location (ou il est déjà intégré au véhicule), mais les agences meilleur marché facturent très cher la location de ce type d’appareil. Si vous avez besoin de ce type d’appareil pour une semaine ou plus, autant acheter le vôtre.

• Lorsque vous faites une réservation en ligne, cherchez le Web pour des codes de coupon (avec des mots clés comme « promo code »). Il est fréquent d’en trouver qui pourront s’appliquer à votre location.

• Faites une inspection détaillée du véhicule lors de la livraison. Si vous voyez la moindre rayure, n’hésitez pas à retourner au guichet de l’agence pour la mentionner par écrit et la faire constater. Les loueurs, autrefois plus indulgents, sont devenus particulièrement sévères pour tout dommage infligé aux véhicules.

Première stratégie : l’upgrade sans surcharge. Certes, rien là de très nouveau. Les loueurs ont toujours utilisé cette pratique lorsque le type de véhicule réservé par un client n’est pas disponible. Plus de voiture compacte ? Que diriez-vous d’une Jeep Grand Cherokee pour le même prix ? Il y a encore quelques années, ce genre de proposition paraissait tout à fait raisonnable, voire idéale (il y a une bonne décennie, la location d’un SUV au tarif d’une petite japonaise se révéla une aubaine pour visiter le sud-ouest américain, surtout sur les pistes de sable rouge de Monument Valley). Mais vu le prix de l’essence ces jours-ci, le concept n’est plus très séduisant.

Le problème, c’est que les sociétés de location, qui commandent plusieurs années à l’avance, par contrat, leurs véhicules à des prix très attrayants auprès des constructeurs (qui leur refilent leur surproduction), ont un inventaire peu adapté aux changements récents dans la demande des consommateurs. Les gros SUV, camions pickup et autres sedans aux moteurs gourmands ont perdu les faveurs des Américains, qui désormais cherchent à économiser par tous les moyens, et préfèrent des petites compactes à la consommation raisonnable.

Du coup, les tarifs de location sont en train d’être ajustés en fonction de la demande. Chez certains comptoirs, on va bientôt payer plus pour louer une Ford Focus que pour une Mustang, un Explorer ou un pickup F-150. Car les loueurs vont désormais payer plus cher pour acquérir leurs flottes de véhicules. Les constructeurs vont en effet devoir rentrer dans leurs frais, d’autant qu’ils vont se retrouver avec tout le parc de grosses voitures et autres SUV que leur rendent les loueurs après deux ou trois ans. On va également voir des frais supplémentaires pour les clients qui veulent garantir la catégorie du véhicule réservé.

Les loueurs ont depuis longtemps une autre méthode pour récupérer un peu plus d’argent. Lorsque vous récupérez une voiture, vous avez deux options pour l’essence : soit vous payez un surplus pour le plein d’essence à l’avance, et rendez le véhicule sans vous soucier du niveau du réservoir, soit vous le louer tel quel, et vous le rapporter avec le même niveau. Au cas où vous ramenez la voiture avec un niveau inférieur, la société de location vous pénalise, vous faisant payer un prix au gallon généreusement majoré à leur avantage.

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Sans les mains

Parrot
La loi contre l’utilisation du téléphone mobile pendant la conduite entre en vigueur demain en Californie. Les entreprises spécialisées se frottent les mains.

Des affiches mystérieuses sont apparues sur les murs californiens depuis un peu plus d’une semaine : Vote Parrot Not Quail, ou en français : votez perroquet, pas perdrix. Le California Quail, ou colin de Californie (Callipepla californica pour les scientifiques), est l’oiseau de l’état. Il est courant dans les campagnes (quoiqu’en déclin dans les zones suburbaines), très facilement reconnaissable à sa huppette plumée, et traverse les routes avec une démarche un peu ridicule.

77 années sans résultats, proclame l’affiche. C’est vrai, la perdrix californienne n’a pas fait grand chose pour le bon peuple de l’état, à part provoquer des accidents de la route. Mais pourquoi la remplacer par le perroquet ?

L’URL indiqué sur la deuxième série d’affiches renvoit à un site dans la tradition électorale américaine demandant le remplacement de l’oiseau imbécile.

Il s’agit en fait d’une campagne publicitaire habile de la société française Parrot, spécialisée dans l’électronique nomade. La loi interdisant l’utilisation de téléphones mobiles pendant la conduite d’un véhicule entre en vigueur le 1er juillet. Voilà une bonne occasion pour Parrot de vanter ses kits mains libres Bluetooth.

Grève du nettoyage de bureaux en Silicon Valley

Manif
Manif devant les bureaux de Yahoo! aujourd’hui. Photo : jameskittock.

Ils font partie de la face cachée de Silicon Valley. La plupart des salariés des grandes entreprises du high tech ne les voit jamais, sauf les workaholics qui s’attardent dans leur cube après 21 heures. J’avais déjà tenté de vous faire pleurer sur leur sort dans un billet précédent, chantant le prolétariat qui vide les poubelles de Cisco, désinfecte les toilettes de Sun et nettoie la moquette chez Apple.

Aujourd’hui, une partie d’entre eux était en grève et manifestait devant les bureaux de Cisco, Yahoo!, Apple et d’autres sociétés. Un technicien de nettoyage gagne environ 7 à 8 dollars l’heure (brut) dans la région de San Francisco, selon Mike Garcia, qui préside le Local 1877 du SEIU, le syndicat national qui représente ces janitors. Le salaire minimum californien est fixé légalement à 8 dollars l’heure depuis le 1er janvier. Le salaire moyen pour un employé dans ce secteur en Silicon Valley est de 23 000 dollars par an, inférieur à bien d’autres métropoles américaines. À titre d’échelle, le loyer moyen pour un appartement à San José était en 2007 de 1 622 dollars par mois, soit plus de 19 400 dollars par an.

Vendredi, les syndicalistes se sont vus proposer par un représentant des différentes entreprises spécialisées dans le nettoyage une offre à prendre ou à laisser, qui étendrait à 3 ans la période d’emploi à partir de laquelle les employés pourraient bénéficier d’une couverture d’assurance santé, qui n’incluerait pas les soins dentaires. À l’heure actuelle, les salariés doivent être employés pendant deux ans et demi avant d’être éligible pour une couverture santé via leur employeur.

Au train où vont les prix du logement et le coût de la vie dans la région de San Francisco, il va sans dire que les salaires pratiqués relèvent de l’exploitation. Mais l’afflux de clandestins prêts à travailler pour le minimum absolu, quitte à vivre dans leur voiture, n’entraînera vraisemblablement pas une pénurie de main-d’œuvre qui pourrait relever ces salaires.

Gagnez 25 dollars (ou plus) facilement

Non, je ne suis pas en train d’essayer de vous convaincre de me soumettre vos informations personnelles en échange d’un peu de cash. Il s’agit juste ici de partager un tuyau entre expats.

Le système judiciaire archi-litigieux des États-Unis a parfois des avantages : suite à une plainte contre les principales sociétés de cartes bancaires américaines, les consommateurs titulaires d’une ou plusieurs cartes utilisée à l’étranger (donc en dehors des États-Unis entre 1996 et 2006) ont droit à un modeste dédommagement financier pour compenser les tarifs abusifs pratiqués par les sociétés de crédit sur les taux de change.

Les cartes bancaires en question sont Visa, MasterCard et/ou Diners Club, de type crédit et/ou débit immédiat, délivrées par une institution bancaire américaine. Les consommateurs qui tombent dans le cadre de ce règlement (PDF) (qui inclut tous ceux qui sont titulaires d’au moins une telle carte délivrée avant le 8 novembre 2006) ont trois options :

• Un Easy Refund de 25 dollars US. Cette option est recommandée pour ceux qui ont voyagé en dehors des États-Unis pendant mois d’une semaine pendant la période donnée, ou dont les transactions effectuées avec la ou les cartes incriminées se montent à 2 500 dollars US ou moins.

• Un Total Estimation Refund basé sur une estimation de vos dépenses pendant la période en question, recommandée pour ceux qui ont voyagé plus d’une semaine en dehors des États-Unis, ou qui ont dépensé plus de 2 500 dollars US avec la ou les cartes en question. Un questionnaire très basique permettra de déterminer a posteriori le montant des dommages, qui sera plafonné à 1% des transactions à l’étranger.

• Un Annual Estimated Refund, basé sur les transactions déclarées pendant cette période sur chaque année. Les dommages seront plafonnés de 1 à 3% des transactions effectuées avec les cartes en question à l’étranger. Les justificatifs n’ont pas à être fournis pour en faire la demande, mais pourraient être demandés par la suite en cas d’audit.

Les consommateurs ont jusqu’au 30 mai pour choisir une option et la soumettre. En ligne, il suffit d’aller au site Web du Settlement Administrator et de télécharger l’un des formulaires correspondant à l’option choisie.