Booze ‘n’ Guns

DJ's
DJ's

Diamond Jim’s est un vieil établissement dans la ville de Ukiah, dans le comté voisin de Mendocino. Détruit par un incendie suspect il y a un an, le magasin a réouvert dans le bâtiment voisin il y a quelques mois.

Un prospectus a échoué dans la boîte aux lettres l’autre jour, dont les recto et verso confirment que l’enseigne reste fidèle à ses deux spécialités : armes à feu et spiritueux.

Only in America.

Made in America

Le 4 Juillet approche. L’Amérique s’inquiète. Il y a la marée noire dans le Golfe du Mexique. Un taux de chômage historique. Wall Street vient de se prendre une claque. Les chèques d’indemnité chômage n’arrivent plus. Une insécurité croissante à la frontière mexicaine, où sévissent les cartels. Et un fabricant chinois a inondé les magasins discount de drapeaux américains décorés de soixante et une étoiles. La honte.

Alors l’Amérique se réconforte en se rappelant qu’elle continue à produire. Pas juste des start-ups sans revenus. Pas seulement des produits électroniques qui seront ensuite fabriqués en Chine. Pas que des instruments financiers douteux reposant sur des algorithmes fumeux et des investissements foireux.

Il y a encore quelques produits que les Américains continuent à produire. Évidemment, les pièces ou matières premières viennent parfois d’ailleurs. Mais si l’objet peut recevoir l’estampille Made in USA, c’est devenu à nouveau un gage de qualité.

Le fusil Henry est légendaire. Inventé au milieu du XIXe siècle, ce fusil chambré en .44 Magnum connu la Guerre de Sécession et s’imposa dans l’Ouest comme un compagnon idéal pour la chasse ou la défense. Henry Repeating Arms fut fondée il y a moins de deux décennies à Brooklyn, et est désormais basée à Bayonne, dans le New Jersey. Elle se spécialise dans la fabrication de répliques de fusils à mécanismes à levier, mais produit aussi notamment une version mise à jour de l’AR-7.

Chrysler est dans la mouise. Le fabricant automobile a changé de mains au cours des deux dernières décennies tellement de fois qu’on ne les compte plus. Le seul modèle qui fut un véritable succès au cours des dernières années fut la 300, une grosse sedan aux lignes viriles et à la calandre d’un autre âge. Avec le modèle 2011 de la Jeep Grand Cherokee, le fabricant espère bien regagner des parts de marché, et reconquérir les fans de la marque qu’il a perdu au cours de la dernière décennie au profit de Ford et des Japonais. L’allure générale reste celle d’une Jeep, mais les lignes ont clairement été influencée par celles des crossovers de la concurrence.

Là aussi, Chrysler joue sur la note patriotique, nostalgique et sans complexes : The things that make us Americans are the things we make. This has always been a nation of builders.

Boutique : Cask

Cask
Whiskies à gogo. Photo : Arnaud H.

Il manquait depuis longtemps un bon magasin de spiritueux à San Francisco, à la hauteur de la réputation (usurpée ?) que la ville a parmi la communauté mixologiste. Il existe certes de bonnes adresses comme l’excellent John Walker, D&M Wine & Liquors ou K&L, mais leur inventaire est plutôt conventionnel. Les proprios du bar branchouille speakeasy Bourbon & Branch ont ouvert fin 2008 un magasin sur Third Street et Market à San Francisco que les amateurs de whisky se doivent de visiter (il ont depuis aussi ouvert dans le FiDi un autre bar, Rickhouse). Si vous pensez comme certains qu’il n’y a rien d’autre à explorer après avoir goûté le Johnny Walker Blue Label, allez faire un tour à Cask — vous changerez sûrement d’avis.

L’inventaire est certes limité. Il ne s’agit pas d’un temple érigé au whisky visant l’exhaustivité, mais d’une sélection de très bon goût de scotches de petites distilleries et d’embouteilleurs indépendants, des whiskies irlandais, canadiens ou américains, et des bourbons d’origines diverses. On y trouve le Glenmorangie Nectar d’Or, du single malt Michael Collins, de l’Eagle Rare, mais aussi du bas-armagnac de tous âges, des bourbons rares ou inédits en Californie (comme le Hudson Baby Bourbon produit à partir de maïs new-yorkais), et des brandies et eaux-de-vie en tous genres.

Le magasin possède aussi une sélection de sakés, d’apéritifs divers et d’autres spiritueux et liqueurs pour toutes sortes de cocktails (du vermouth de Chambéry Dolin, difficile à dénicher en Californie, ou les amers Scrappy’s), ainsi que quelques douzaines de vins et champagnes pour différents budgets. Lors de mes dernières visites, j’y ai trouvé une crème de violette autrichienne et l’absinthe rare de Germain-Robin. Les mixologistes apprécieront aussi la sélection d’accessoires de bar (qui font aussi de bonnes idées cadeaux).

Les propriétaires ont dû écouter les critiques et semblent avoir engagé du personnel compétent. À ma première visite il y a environ un an, les vendeurs semblaient ignorer ce qu’était un cocktail Aviation. Mais à ma dernière visite, la sympathique Amanda m’a promis qu’elle allait voir si elle pourrait se procurer une absinthe que j’ai du mal à trouver en magasin, et je sais que je peux compter sur elle pour obtenir une bouteille du rare whiskey de seigle distillé par Anchor à San Francisco.

Cask Spirits, 17 3rd Street, San Francisco, CA. (415) 424-4844.
Ouvert du lundi au samedi de 11 heures à 19 heures.

Rudolph, redneck and waspy versions

Nous sommes sans doute l’un des rares foyers à recevoir à la fois les catalogues de Gump’s et Cabela’s. Le premier est le magasin très chic de Post Street, à la frontière entre les quartiers du Financial District et de Union Square. Le bon goût old money et les bibelots de décor nouveau riche s’y côtoient sans complexes. L’enseigne est une institution san-franciscaine plus que centenaire, qui jusque dans les années 40 était célèbre pour sa collection d’art oriental. L’autre est une chaîne fondée en 1961 et cotée à la bourse de New York, basée dans le Nebraska, et sans doute le plus gros détaillant d’articles de chasse et pêche du pays, qui possède même sa propre ligne de charcuterie.

Steiff

Sans doute preuve que le medium papier garde un avenir, ces deux magasins — ainsi que de nombreux marchands en ligne chez qui il m’arrive de commander — continuent à nous envoyer un catalogue à chaque saison.

Le catalogue de fin d’année de Gump’s est une orgie de figurines de Père Noëls exotiques et autres boules décoratives de sapin aux thèmes sinophiles — que dalle pour Hanoucca (il faut croire que seuls les Newsoms et Aliotos y font leur courses, et Feinstein et Boxer devront traverser la Baie pour trouver une ménorah à Afikomen).

Cible

Mais je m’égare. Chez Gump’s, vous pourrez vous offrir la peluche mohair en série limitée créée cette année par la marque d’origine allemande Steiff, un petit renne à bascule. Comme c’est mignon.

Mais si vous êtes plus rustique, vous pouvez à la place pour 24,99 dollars commander chez Cabela’s un chevreuil gonflable de 120 centimètres de haut pour servir de cible à vos enfants apprentis chasseurs (arc et flèches à pointe de caoutchouc vendus séparément).

Mexican Coke vs. Pepsi Natural

La guerre des consommateurs contre le sirop de glucose à forte teneur en fructose à base de maïs (high fructose corn syrup, souvent abrégé HFCS) a commencé et l’industrie productrice a commencé sa réplique. Même si les experts continuent de s’affronter sur le sujet, et qu’il ne semble pas exister pour l’instant de preuves concluantes que le HFCS conduit à l’obésité davantage que le sucre de canne ou à base de betterave, le sucre comme ingrédient est désormais un argument de vente. La marque Snapple vante actuellement la nouvelle formule de sa boisson Healthy Green Tea, qui, apparemment en réponse aux consommateurs, est désormais fabriquée avec du « vrai sucre ».

Les clients de Costco savent qu’ils peuvent y obtenir du Coca-Cola fabriqué au Mexique, fabriqué avec du sucre et non du sirop de maïs ultra-fructosé. Le fabricant n’aime guère la pratique, mais, NAFTA oblige, ne peut guère empêcher le distributeur de vendre le Coke mexicain.

Il y a là clairement une niche en pleine expansion, et Pepsi vient de lancer une bouteille pour tester le marché : Pepsi Natural. Le concurrent de Coca-Cola espère conquérir les consommateurs de sodas à l’ancienne ou plus naturels, un créneau où brillent déjà des marques comme Jones, Stewart’s, Boylan, Hansen’s ou Izze, qui sont souvent distribuées dans les magasins, cafés ou pizzerias indépendants, et de plus en plus fréquemment en grandes surfaces, mais dont le succès reste limité.

Le Pepsi Natural, vendu pour l’instant en packs de quatre bouteilles en verre, va plus loin que le Coca-Cola hecho en Mexico, et liste notamment « gomme d’acacia », « arômes naturels » et « noix de cola » comme ingrédients, histoire d’insister sur le côté « naturel ». Pepsi parle même d’« eau pétillante » là où le Coca-Cola mexicain liste « eau gazéifiée », même s’il s’agit ici d’exactement la même chose.


Pepsi Natural

Calories : 150
Sodium : 35 mg
Glucides : 39 g
 Sucres : 38 g

Ingrédients : eau pétillante, sucre, extraits naturels de pomme (couleur), couleur caramel, acide citrique, caféine, gomme d’acacia, acide tartrique, acide lactique, arôme naturel, extraits de noix de cola.

Pepsi
Coca-Cola (Mexique)

Calories : 150
Sodium : 85 mg
Glucides : 39 g
 Sucres : 39 g

Ingrédients : eau gazéifiée, sucre, couleur caramel, acide phosphorique, arômes naturels, caféine.

Coke



Hier soir, nous avons donc effectué une dégustation à l’aveugle de Pepsi Natural et Mexican Coke. Le verdict ?

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Little Britain

PS
46-50 Geary Street. Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Mon designer préféré a enfin ouvert un magasin à San Francisco il y a quelques jours : une enseigne Paul Smith jouxte désormais celle d’une autre marque britannique, Agent Provocateur, sur le premier block de Geary. Jusqu’ici, il fallait aller à L.A. ou New York pour visiter faire du shopping signé Paul Smith sur le Nouveau continent, quoiqu’une sélection limitée était disponible dans les magasins Neiman Marcus.

Pour monsieur Paul, c’est un peu un retour aux sources, puisqu’il évoque souvent sa nostalgie pour les bouts de sa jeunesse qu’il passa à fumer des joints dans le quartier de Haight-Ashbury. Mais Sir Smith a mûri, et c’est à deux pâtés de maison de Union Square qu’il a ouvert cette nouvelle enseigne, qui confirme la saint-germanisation du quartier de Grant Avenue, où tous les grands noms de la mode on désormais leur adresse, transformant l’ex-Dupont Street en un Rodeo Drive nord-californien.

Je traînerai donc souvent sur Geary entre Grant et Kearny, fantasmant d’une part sur les dessous délicieusement décadents d’Agent Provocateur, qui cultive cette irrésistible (en tout cas pour ma pomme) et ludique combinaison betty-pagienne de pin-up rétro et de reine du sado-maso, et d’autre part sur les costards rayés et impeccablement coupés de Paul Smith et ses chemises colorées et pleines d’humour. La mode de ce couturier né dans une famille ouvrière de Nottingham change du noir chiant et conventionnel qui est devenu l’uniforme des classes moyennes et supérieures des métropoles mondiales, et en ces temps bien déprimants, admirer une collection Paul Smith ne peut que mettre de bonne humeur — à condition de ne pas jeter un œil sur les étiquettes.

Évidemment, cette arrivée coïncide avec une crise économique spectaculaire, et mon portefeuille n’a plus vraiment les moyens de s’ouvrir pour me payer des cravates à 195 dollars. Donc ce sera avant tout du lèche-vitrine. Mais si vous voulez me faire plaisir, vous savez désormais quoi m’offrir.

Support Your Local Coop

Chez nous, on aime bouffer bio, bien sûr. Et en Californie du Nord, presque tous les produits sont disponibles avec le label organic de l’USDA, souvent à des prix abordables.

Mais surtout, nous privilégions le local, plus encore que le bio. J’aimerais cette année que 75% de notre consommation domestique de fruits, légumes et noix soit constituée de produits récoltés dans un rayon de 150 kilomètres. Nous sommes déjà depuis plus d’un an membre de la coopérative alimentaire d’Ukiah, un magasin d’alimentation générale qui distribue de nombreux produits régionaux, des fruits et légumes aux bières des microbrasseries locales. L’été et le printemps, il y a le petit marché hebdomadaire au domaine Steele, à Lakeport. Et pendant toute l’année, nous nous approvisionnons souvent aux stands des fermiers locaux, souvent dressés là sans surveillance, produits et caisse confiés à l’honnêteté des clients locaux.

Depuis quelques mois, les fermiers bio du comté de Lake se sont enfin rassemblés en une coopérative locale, sur le modèle de milliers d’associations existantes à travers les États-Unis. Plus exactement, il s’agit d’une CSACommunity Supported Agriculture. Pour en trouver une dans votre région, LocalHarvest a une base de données très exhaustive.

Colis
Le contenu des colis Purist et Fruit N’ Veggie de la coopérative CSA du comté. Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Le concept remonte aux années 60, et il est d’inspiration européenne. En France, l’équivalent est l’AMAP, ou Association pour le maintien d’une agriculture paysanne.

Deux modèles de CSA existent : l’un est basé sur l’abonnement, l’autre sur l’actionnariat. Le principe est simple et reste grosso modo le même dans les deux cas : les agriculteurs et éleveurs d’une région ou d’un quartier mettent en commun leur production, qui est ensuite vendue aux membres de l’association, généralement sous la forme d’un colis hebdomadaire dont le contenu varie en fonction des saisons et de la production. Chaque membre partage les risques associés à la culture ; si la production est médiocre, leur colis ne sera pas aussi fourni (ou goûteux) que si les conditions ont été plus clémentes.

La coop du comté souscrit au modèle de l’abonnement (24 dollars par an), et propose deux types de colis. Le Purist coûte 16 dollars ne regroupe que des produits locaux et régionaux, pour la plupart bio. Le contenu varie évidemment en fonction des saisons, et reflète la production locale. Cette semaine, le contenu était très vert : broccoli, chou romanesco (une variété de chou-fleur originaire d’Italie), Napa cabbage (qui malgré son nom est un chou originaire de Chine), blette, moutarde brune, épinards, persil et romarin, le tout entièrement produit dans le comté ou la région immédiate. Le contenu du colis Fruit N’ Veggie, lui, coûte 9 dollars, est fourni par General Produce, et est entièrement bio. Au menu cette semaine : bananes du Mexique, céleri, citrons, laitue, oignons jaunes, poivrons verts.

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Un Rayon qui gagne à être connu

Rayon
Idéal pour la raclette et moins de 5 dollars US. Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Il y a trois semaines, Le Piou m’appelle. « Demain soir, c’est raclette chez Ocatarinabellachixchix. Ouais, on a décidé de finir le weekend de Thanksgiving bien léger, quoi. Apporte un vin de Savoie ou un vin du Jura pour aller avec, un truc comme ça. »

Bon, manque de pot, c’est vendredi après-midi, et je suis à Ukiah, dans le comté de Mendocino, une petite ville sympa entourée de vignes et à la population hétéroclite, un mélange de hippies vieillissants et de libertariens armés jusqu’aux dents. Ukiah est une jolie localité où on trouve un broue-pub biologique, des boutiques de fringues branchouilles et un monastère bouddhiste, mais à qui il manque un caviste digne de ce nom malgré la présence alentours d’excellents domaines produisant des crus biologiques à des prix très raisonnables.

Et dans mon comté voisin de Lake, je sais déjà que le seul magasin de vins fins n’aura rien de tel en stock. Santa Rosa, où je pourrais trouver ce genre de vin, est à une heure de route. Ça fait loin. Je préviens donc Le Piou que ça va pas être facile. Il me charrie.

Comme prévu, après avoir exploré toutes les crémeries des deux comtés, je suis bredouille. Pas grave, le lendemain, j’apporte trois bouteilles qui devraient faire l’affaire : un riesling allemand, un pinot noir de Lake, et une curiosité que j’attendais de tester, un vin rouge de l’Okanagan Valley, côté Colombie-Britannique, réalisé à partir d’un cépage hybride franco-américain, le maréchal-foch, qui fut autrefois populaire en Franche-Comté. Le riesling est un succès, et le Canadien est surprenant mais agréable, sans pour autant casser la baraque, mais il marche bien avec la raclette et les délicieux restes de dinde que nos hôtes ont préparé. Le repas est une découverte culturelle pour ma douce, puisque si la fondue au fromage est populaire aux États-Unis, la raclette, bien de chez nous, reste une formule exotique de ce côté-ci de l’Atlantique. On n’aura pas le temps de déguster le pinot noir de Six Sigma, l’un des deux seuls vins de ce cépage produits dans le comté (les vignobles de pinot nécessitent un climat doux que seuls quelques endroits rendent possibles dans les environs, où dominent sauvignon et zinfandel). Ça sera pour la prochaine fois (je sais que Le Piou aime les bons pinots noirs).

Mais comme je n’aime pas être pris par défaut, la semaine dernière, je suis passé chez K&L pour prendre livraison de pinard, et j’ai en passant chopé deux bouteilles d’un vin de Savoie, mais aussi d’un vin de Blanc de Morgex au prix défiant toute concurrence — une excellente affaire à moins de 5 dollars.

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The Gen X Club

Depuis quelques jours, la chaîne de magasins vestimentaires américaine JC Penney diffuse sur les ondes télévisuelles et dans les salles cinémas une pub rendant hommage à l’un des meilleurs — que dis-je, le meilleur — teenage movies jamais pondus : The Breakfast Club (iTunes US), réalisé en 1985 par John Hughes. Les références du spot sont claires, de la plaque d’immatriculation de l’Illinois aux plans-montage filmés dans la même école, en passant évidemment par la bande-son, une reprise du « Don’t You » des Simple Minds (iTunes US, iTunes Europe) par le groupe néo-punk New Found Glory.

Ma réaction initiale fut un certain amusement. Ah, The Breakfast Club. Le minois adorable de Molly Ringwald. L’insolence rafraîchissante d’un groupe d’ados avec lesquels, bien que d’un autre continent, je pouvais m’identifier, moi aussi, petit jeune incompris et parfois rebelle, épisodiquement collé le samedi — une punition d’autant plus sévère que j’étais à l’époque en pension en Normandie dans une école jésuite. Deux années plus tard, je me retrouvai à mon tour dans une high school américaine, où j’allais être initié aux joies et aux horreurs du lycée à l’américaine, du confort du locker personnel à l’angoisse précédant la prom, en passant par les affres du dating à l’âge où l’acné colonise votre épiderme.

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