Adieu roquefort

rock fort

Un article bien de chez nous de plus qui bientôt va devenir difficile à se procurer, et pour lequel il faudra compter sur les colis envoyés par la famille et les copains (emballé sous vide et via FedEx de préférence) : le roquefort.

Les autorités américaines ont mal pris la récente décision par Bruxelles d’interdire l’importation de bœuf américain traité aux hormones. En signe de représailles, le tarif douanier sur le roquefort, qui était déjà de 100%, passe à 300% — ce qui revient à bannir le fromage des États-Unis.

Pourquoi le roquefort ? Parce qu’il s’agit du fromage français quintessentiel, mais aussi parce qu’il est fabriqué avec du lait cru, une technique que les Américains regardent avec suspicion. En plus, il est piqué de moisissure, ce qui revient à dire qu’il est pourri pour les masses ignorantes (peu importe si le bleu en question, le Penicillium roqueforti, est un antibiotique naturel). Les truffes sont aussi concernées par cette augmentation des tarifs.

Le gouvernement Obama pourrait-il réconcilier le secrétariat du Commerce américain avec l’Union européenne ? C’est peu vraisemblable tant que la majorité des éleveurs continuera à utiliser les hormones en question, produites par des groupes agroalimentaires puissants et bien présents à Washington.

MISE À JOUR : après négociations, le gouvernement américain a accepté de garder le tarif actuel de 100% pour au moins deux ans. Donc pas de panique, on trouvera encore du roquefort aux États-Unis dans les bonnes crémeries, au moins pendant quelque temps.

SV-SF : revue de presse

One Rincon
À deux millions le trois pièces-cuisine, ça ne sera pas une adresse pour les SDF du quartier. Photo : Solomon Cordwell Buenz. Tous droits réservés.

En vrac : douanes, gratte-ciel et Gay Pride…

• À prendre où à laisser ? Nous nous sommes tous posés la question à la vue de ce pot de confiture maison ou ce bocal de foie gras que notre bonne maman insiste qu’on emporte avec nous lors de notre visite au pays. Nous avons presque tous importé notre contrebande de vins de bordeaux ou de saucisson à l’ail dans nos valises, oubliant l’air de rien de déclarer nos denrées alimentaires sur le formulaire des douanes américaines, serrant les fesses au passage devant les officiers de Homeland Security avec nos valises remplies de confit de canard et de caliçons.
Il faut dire que les règles sur ce qu’il est possible de rapporter de France (et d’ailleurs) aux États-Unis ne sont pas toujours très claires. Juste à temps pour les voyages estivaux, Le Chronicle a pondu un excellent article expliquant les comestibles qu’il est possible de rapporter — et ceux qu’il est conseillé de consommer sur place, au risque de se les voir confisquer par les douaniers — ou pire, de se voir payer une amende. L’honnêteté semble être la meilleure solution si vous voulez éviter les ennuis. Il est donc conseillé de déclarer votre pain Poilâne et votre bouteille de pastis, que vous pourrez a priori garder (l’absinthe, en revanche, pourrait être confisquée).
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