Bastille Day

Saucisses
Merguez et chipolatas made in California.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Chaud. Mais la petite brise de l’après-midi rafraichit le jardin. Hier, après une journée de travail, ma douce et ma pomme ont célébré le Quatorze Juillet. Sur le Weber, Jeff a grillé un morceau de bœuf (du comté) et un autre de porc (du comté d’à côté). On a enchaîné avec des merguez de Sonoma Sausage et les saucisses de Toulouse de Fatted Calf, la charcuterie de Napa. Les saucisses sont courtes et épaisses, comme les Américains les aiment, comme celles que les immigrés allemands ont apporté dans le Nouveau-Monde. Mais elles ont le goût de merguez et de chipos comme on les aime dans l’Hexagone. Nous les avons mangées en sandwich avec la demi-douzaine de baguettes cuites hier après-midi par l’enseigne de Napa de The Model Bakery. Le foie gras au torchon cuit par ma douce (importé de France par Fabrique Délices) et son pâté de saumon ont été un gros succès. Une petite bouteille de sauternes 2005 pour accompagner le tout. Dans la glacière, bières régionales (Lagunitas IPA et Great White de The Lost Coast) et rosés français achetés pour trois fois rien à The Wine House, à San Francisco, qui au printemps liquidait son millésime 2008. Pernod, Suze et bas-armagnac au bar. Plateau fromage obligatoire. Fraises au chocolat.

Dehors les hauts-parleurs ont arrosé le jardin avec ma playlist Bastille Day, qui compile du made in France de Gainsbourg à Phoenix. Les juristes, winemakers, mécanos et jardiniers présents se sont régalés. Mon drapeau bleu-blanc-rouge était suspendu dans le jardin. Pas de feu d’artifice. Tout était sur la table.

(Ce billet ne comporte aucune publicité. J’ai payé pour tout. Mais les échantillons de bouffe et de pinard sont toujours les bienvenus.)

L’Alliance française, fidèle au stéréotype hexagonal

Il y a un employé de l’Alliance française qui est incompétent. Ce con de compatriote a confirmé à ma douce ce matin, par téléphone, qu’elle était bien inscrite pour la classe de français pour débutants que l’Alliance française de San Francisco devait tenir le samedi après-midi.

Satisfaite de savoir qu’elle ne va donc pas faire cinq heures de route pour rien, ma petite femme prend la route ce matin pour recevoir les fruits linguistiques que 400 dollars US peuvent fournir dans les locaux de l’association de Bush Street.

Mais arrivée sur les lieux, après avoir bravé le trafic généré par la combinaison Labor Day weekend/fermeture du Bay Bridge, on l’informe que la classe en question a été annulée. Incrédulité de ma douce, qui ce matin, devant moi, s’est vue confirmer par un employé de l’Alliance française (qui, soit dit en passant, n’a pas fait preuve de beaucoup de politesse, renforçant par là le stéréotype du Français peu aimable) que la classe avait bien lieu.

« Vous avez parlé à qui ? », lui demande le responsable de l’Alliance française, lorsqu’elle lui explique qu’on lui a pourtant confirmé la classe par téléphone. « J’ignore pourquoi il vous a dit ça. »

Pourquoi ? Parce que l’interlocuteur était de toute évidence un incompétent, qui, de surplus, aurait besoin de réviser ses manières téléphoniques. Ce doit aussi être lui qui s’occupe du site web, qui continue à afficher des classes qui ont pourtant déjà été annulées.

MAJ : jeudi dernier j’ai donc appelé l’Alliance française pour demander remboursement. La personne au bout du fil s’est montrée très courtoise et a effectué la transaction immédiatement. Comme quoi tout le monde n’y est pas incompétent. Toujours pas de leçons de français pour ma petite femme donc (pas de cours du soir à proximité, ou alors ils commencent trop tôt, et rien le weekend).

Nouvelle MAJ : Pascal a contacté ma femme adorée par email, puis par courrier, pour présenter ses excuses et lui proposer une série de cours offerts par l’Alliance française en guise d’indemnité.

Carla Bruni, la nouvelle Jackie O ?

C’est en tout cas l’accroche de couverture du numéro de septembre de Vanity Fair. « Ce n’est pas que j’ai eu beaucoup d’amants, c’est que je n’ai pas cherché à les cacher », cite le magazine sur une une illustrée par Annie Leibovitz, qui a photographié la Première dame de France à l’Élysée dans des tenues diverses, toutes très flatteuses et éclairant chacune l’une des facettes de la belle. L’une des photos montre Sarkozy et sa femme dans leur chambre, dans un portrait intimiste inattendu.

« Carla Bruni est une sorte d’alpha female. Elle n’a jamais été une courtisane comme Pamela Harriman [l'ancienne ambassadrice américaine à Paris], mais plutôt un Don Juan féminin », décrit Christine Ockrent, citée par Orth.

Maureen Orth croise le président dans les bureaux du palais, qui ressemble selon elle à ses caricatures d’homme toujours pressé. « Toute sa vie, Nicolas Sarkozy a montré qu’il ne peut pas supporter de vivre sans une femme forte », remarque la journaliste. Elle décrit la rencontre entre le playboy et l’ex-mannequin sous l’intertitre « Two Hunters Met » : le dîner chez Séguéla, qui joue les entremetteurs, le coup de foudre qui suit, l’idylle entre les deux prédateurs, et l’influence de sa nouvelle conquête sur le président. Plus de grosse Rolex en or, plus de jeans à l’Élysée. Et surtout, l’apprentissage du rôle de Première dame, « le métier dont Cécilia ne voulait pas ».

Les aoûtiens vus par le L.A. Times



Photo : babelwebuk. Tous droits réservés.

Vu d’ici, c’est vrai qu’après presque une décennie, je m’explique difficilement pourquoi ou comment la moitié des Français se retrouve sur la route en même temps. Malgré un système autoroutier « first class » et « probablement le meilleur réseau ferroviaire du monde », le merdier semble empirer un peu plus chaque année.

L’article du L.A. Times sur le cauchemar routier estival des Français mentionne notamment Bison Futé, l’icône née en 1976 pour symboliser la communication gouvernementale en matière de trafic routier. Je me faisais récemment la réflexion qu’une telle mascotte aux États-Unis soulèverait certainement les protestations de nombre d’Amérindiens, qui y verraient sûrement là un stéréotype un poil raciste.

« Comme les Californiens, les Français sont attachés à leur voiture, malgré le prix indécent de l’essence », remarque le journaliste Sebastian Rotella. Il y a un peu de vrai là-dedans…

Montparnasse-Pondichéry

Pondichéry
La France, vue de Pondichéry, c’est loin.
Photo : cs jmz. Licence Creative Commons.

Après les médias, la blogosphère française semble s’enflammer depuis quelques jours avec l’affaire de ce jeune designer Web qui s’est vu proposer par l’ANPE un poste à Pondichéry, en Inde, payé 20 000 roupies par mois, soit, au cours d’aujourd’hui, 488 dollars US, ou 314 euros.

Certes, certains applaudissent le fait que l’agence des chômeurs français (appelons un chat un chat) publie, en vertu de la loi en vigueur, les offres d’emploi des entreprises françaises délocalisant leurs opérations, ou relaye celles envoyées par des employeurs potentiels à l’étranger.

Mais ça n’est pas du goût de tout le monde. Les qualificatifs de « scandaleux », d’« indécent » ou d’« inadmissible » apparaissent parmi les commentaires des articles relatant l’affaire. Les raisons derrière cette indignation sont multiples.

D’abord, le salaire. Les 10 000 à 20 000 roupies mensuelles proposées paraissent dérisoires. Mais contrairement à certaines affirmations, il se trouve que 20 000 roupies par an de l’annonce en question correspondent à peu près au salaire d’un informaticien indien ayant un an d’expérience — pas mal donc pour un bac+2.

Certains soulignent l’augmentation du coût de la vie dans les métropoles indiennes. Il est vrai que le prix des loyers dans les mégapoles du sous-continent a certes grimpé au cours des dernières années, en même temps qu’une nouvelle classe socio-professionnelle de jeunes cols blancs a explosé. Il faut désormais chercher un peu pour trouver un deux-pièces à moins de 100 euros par mois à Bangalore. Voilà une situation qui n’est finalement pas très différente de celle que rencontrent les classes moyennes à Paris, Londres, New York ou San Francisco, où les loyers ne cessent d’augmenter, et où de nombreux jeunes (et moins jeunes) adultes voient souvent près de la moitié de leur salaire engloutie par leur hébergement. Mais contrairement à ces villes occidentales, où le pouvoir d’achat en a pris un coup, la rémunération des professionals en Inde continue d’augmenter avec la demande.

Un autre sujet de colère est pour d’autres le fait qu’à ce tarif, un simple billet d’avion de retour coûterait au jeune diplômé en question une bonne partie de son salaire annuel. Une visite à la famille pendant les vacances de Noël coûterait plusieurs mois de salaire. C’est vrai. Et alors ?

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Râleurs, pas intégrés, dédaigneux et parlant mal anglais

La description suivante a plus d’un siècle et demi. Amusant de voir cependant qu’elle pourrait facilement s’appliquer à quelques spécimens qu’on connaît tous…

“Il y a environ six mille Français dans cette ville. Ils exercent toutes sortes de professions. Ils sont banquiers, médecins, spéculateurs en terrains, importateurs et courtiers en gros, marchands au détail, artisans, manœuvres. Une bonne partie d’entre eux sont riches, et presque tous sont laborieux et de bons citoyens. Ils nous sont venus de tous les points de la France : de Paris, de Marseille, de Lyon, de la Normandie, de la Bretagne, de l’Alsace, de la Suisse française, de la Louisiane, du Canada. Tous portent sur eux les traits caractéristiques du Français : aimant à vivre en société, ils parlent tant qu’ils ne dorment pas et gesticulent tant qu’ils parlent. Bien peu de ceux qui viennent de France ont l’intention de s’établir définitivement en Californie. Ils soupirent après le moment où ils auront amassé assez du métal brillant pour retourner dans la belle France et y vivre d’une existence aisée et indépendante. Il apprennent la langue anglaise très négligemment, sans doute, par cela même, qu’ils n’ont pas l’intention de se fixer ici. Ils ne peuvent s’empêcher de comparer la Californie, telle qu’elle est après sa croissance de cinq ans, à leur patrie, telle que l’ont faite mille année ; et, à ce point de vue, la comparaison n’est pas flatteuse pour la première. Cette intention, générale chez eux, de retourner en France, est une erreur dont beaucoup ne tarderont pas à se repentir.

Mineur
Une caricature de mineur français au milieu du XIXe siècle, en Californie. Une tenue qui ne détonnerait pas tant que ça de nos jours dans le Castro.

“Ils se plaignent d’avoir eu à subir des injustices de la part des Américains. Certes, beaucoup en ont eu à subir, pareils en cela, à bon nombre d’Américains mêmes. Une raison pour laquelle les Français ont eu à essuyer des vexations, c’est qu’ils n’ont, ici, aucune valeur politique ; ils n’ont pas même cherché à devenir citoyens, et n’ont pas appris notre langue ; ils sont dans le pays, mais non du pays. Nombreux sont ceux qui arrivent, — 30,000 au moins, sans compter ceux qui arrivent, — ils pourraient bien vite peser dans la balance. Qu’ils considèrent la Californie comme leur patrie ; qu’ils se fassent citoyens, et qu’ils s’efforcent de changer en bien le mal dont ils se plaignent à juste titre. La Californie peut encore se transformer et s’amender sur plusieurs points, avant qu’ils soient prêts à rentrer en France avec leur fortune faite.

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Bouquin : French San Francisco

French San Francisco
French San Francisco, par Claudine Chalmers.
Arcadia Publishing. 127 pages.
ISBN 978-0738555843.
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La prochaine fois que vous pénétrez à l’intérieur du magasin Neimann-Marcus de Union Square, levez les yeux. Au centre de la verrière ancienne que vous n’avez peut-être jamais remarquée, vous remarquerez un navire stylisé, avec la devise familière : Fluctuat nec mergitur. Si vous avez jamais visité cette place de San Francisco avant 1981 (je sais, certains d’entre vous n’étaient même pas nés), vous avez pu voir s’y dresser un immeuble dans le style beaux-arts. C’était le City of Paris, un grand magasin fondé à la fin du XIXe siècle par les frères Verdier, des immigrés français. On l’aperçoit notamment dans le film The Conversation (Conversation secrète) de Francis Ford Coppola, tourné en 1973. Il fut peu après honteusement démoli par Neimann-Marcus, dont l’architecte préserva néanmoins la verrière.

City of Paris store
Le grand magasin City of Paris, reconstruit après le tremblement de terre de 1906.

Ce vestige du City of Paris est l’une des traces de l’importance de la communauté française de San Francisco il y a déjà plus d’un siècle. Aujourd’hui subsiste encore à San Francisco un quartier français minimal, parfois appelé Little France, consistant essentiellement du consulat général, de l’église Notre-Dame-des-Victoires voisine, et des quelques restaurants de Bush Street et Belden Place. Essentiellement commercial, ce quartier héberge cependant peu d’émigrés franchouillards, la plupart d’entre eux se concentrant sur Russian Hill et Polk Street (l’Alliance française se situe désormais dans le Gulch, sur Bush), et le lycée français La Pérouse est dans le Sunset.

French Bank
La French Bank, au 108-110 Sutter (près de Montgomery), au début du XXe siècle.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Les premiers francophones arrivèrent dans la Baie dès la fin du XVIIe siècle, et plusieurs d’entre eux s’y installèrent dès les années 1840. L’un des premiers fut Jean-Jacques Vioget, un vétéran de Waterloo à qui on doit parmi les premiers dessins de Yerba Buena (le village qui deviendrait par la suite San Francisco) et le tracé de ce qui devint plus tard le centre-ville. Il y construisit la première taverne de Californie, et mourut seulement quelques jours avant le retour prévu de sa famille pour la France.

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Abus de justice

Il y a des claques qui se perdent au Tribunal de Grande instance de Paris. Pour ne rien dire des connards couperosés de l’Association nationale pour la Prévention en alcoolisme et addictologie, qui apparemment prennent les Français pour des cons.

L’ANPAA, une association loi 1901 généreusement subventionnée et qui s’est apparemment donnée pour mission de transformer les médias nationaux en vecteur de son message, a poursuivi Le Parisien pour une série d’articles consacrés au vin de Champagne, estimant qu’il s’agissait là d’une incitation à la consommation. Le Tribunal de Grande instance de Paris lui a donné raison, estimant que les articles en question pouvaient être assimilés à de la publicité. Le quotidien a donc été condamné à 5 000 euros d’amende pour ne pas avoir ajouté la mention « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » que toute publicité pour un produit alcoolisée se doit d’inclure, en conformité avec la loi Évin.

Du coup, les médias français, et plus particulièrement la presse spécialisée, se voient désormais forcés de devoir ajouter cette formule au début ou à la fin de tout article traitant du vin ou d’un autre spiritueux, sauf à prendre le risque de se voir condamner au nom de cette jurisprudence imbécile. Comme si la presse française, déjà soumise à un nombre incroyable de restrictions diverses pour une démocratie, avait besoin de ça. Voilà désormais que les journalistes du vin sont assimilés à des publicitaires.

Govt. Warning
Un avertissement fédéral figure sur chaque vin ou spiritueux vendu aux États-Unis, ici sous la forme d’une étiquette apposée au dos d’une bouteille française, un champagne Janisson-Baradon.
Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

La filière vitivinicole française aurait également pu se passer de cette décision de justice. Les exportations sont en baisse, en partie à cause d’un euro fort, rendant les vins français de moins en moins compétitifs, au moment même où d’autres pays voient leur production augmenter, à la fois quantitativement et qualitativement. Aux États-Unis, les vins français ne représentent plus que 3% de parts de marché, alors que les Australiens et les Italiens en occupent chacun environ 10%. Même les vins de pays du Languedoc-Roussillon, le plus gros des exportations françaises, ont du mal à s’imposer face aux vins chiliens, néo-zélandais et aux white zins californiens, et le créneau des vins de prestige est désormais colonisé par les trophy wines produits par les boutiques wineries de la vallée de Napa. Entretemps, les Espagnols continuent à augmenter le nombre de caisses envoyées à l’étranger. Certes, la régulation française sur les appellations et l’incroyable incompétence de nombreux viticulteurs et négociants français en matière de marketing sont aussi en partie responsables pour ce triste bilan.

Plus grave peut-être, les Français eux-mêmes boivent de moins en moins de vin. Au début des années soixante, le Français consommait en moyenne 100 litres par an — dont la majorité était, certes, du gros rouge qui tache. En 2006, la consommation annuelle est passée à seulement 55 litres. Le vin n’est plus présent sur la table quotidienne du Français moyen. De nombreux jeunes de moins de 30 ans n’en boivent jamais, ou très peu, n’ayant développé aucun goût pour le breuvage ou même l’alcool en général. À l’heure où le pouvoir d’achat des Français semble avoir pris un coup, la bouteille de vin risque de ne pas arriver en tête des listes de courses.

Qu’on ne me fasse pas de sermon sur les dangers de l’alcoolémie. Des poivrots, j’en ai connu, et j’en connais toujours. Je vis avec une procureure qui fait régulièrement des réquisitoires contre des chauffards intoxiqués. La prévention est nécessaire, mais pas sous la forme d’un slogan obligatoire apposé sur un contenu journalistique. Il y a suffisamment de censure imbécile en France, de la loi assassine condamnant la soi-disant apologie de la drogue (on ne peut ainsi pas exposer en France les vertus du cannabis médical sans s’attirer les foudres de la justice) aux textes divers interdisant la reproduction de certains propos obscènes et haineux, alimentant les arguments des antisémites et autres homophobes qui se présentent alors en victimes du judiciairement correct.

Président Sarkozy, vous aviez promis lors de votre campagne en février 2007 de revisiter la loi Évin sur la publicité pour les alcools. Je suis un grand naïf qui aime les hommes politiques qui tiennent leurs promesses.

Peut-être un terrain d’entente pourrait-il être trouvé entre les combattants de l’alcoolisme (qui semblent confondre l’alcool et son abus) et les abolitionnaires de la loi Évin. Les Américains imposent ainsi à tous les distributeurs de vins et spiritueux l’apposition sur chaque bouteille d’une étiquette mettant en garde les consommateurs contre l’abus d’alcool, sur le modèle des avertissements présents sur les paquets de cigarette.

Une pétition a été mise en ligne par la Fédération internationale des journalistes & écrivains du vin et des spiritueux pour protester la décision du TGI. Vous êtes également libre de contacter l’ANPAA pour leur communiquer votre opinion sur leur stratégie. Enfin, il est toujours une bonne idée de contacter directement vos député et sénateur pour leur faire partager votre position sur le sujet.

Vignerons et négociants de France, je bois à votre santé, et à une réforme intelligente de la loi. Et militants de l’ANPAA, je vous emmerde. Continuez à boire vos cocktails sans alcool, ils ne vous empêcheront pas de mourir de tristesse.

Vidéo : analyse du vote du premier tour à San Francisco

Tout d’abord, à savoir : le consulat de San Francisco a amélioré son dispositif pour le second tour, puisqu’à San Francisco il y aura samedi 5 mai trois urnes, et deux à Sunnyvale. Plus d’excuses donc pour ne pas venir voter sous prétexte que la queue est trop longue. Et si le temps menace, apportez un parapluie et un iPod pour écouter votre musique et vos podcasts préférés.

Participation à San Francisco

Le consulat a publié en début de semaine les résultats du dépouillement dans la circonscription. Pour commencer, une correction : il semble qu’une erreur ait été faite, et qu’il n’y ait pas 17 000 inscrits sur la liste électorale du consulat, mais seulement 12 000. Ca reste toutefois une augmentation significative en deux ans par rapport aux 8 648 lors du référedum de 2005.

Télécharger la vidéo :
MPEG-4 H.264, compatible iPod et Apple TV (37,7 Mo, avec commentaire audio)
DivX & MP3 pour ceux qui n’ont ni Quicktime ni iTunes (49 Mo).
PDF (2,8 Mo, Acrobat Reader nécessaire)

Première observation : le taux de participation dans la circonscription consulaire a été de presque 31%. C’est peu par rapport à la moyenne nationale de plus de 83% et c’est moins que les 40% de l’ensemble des Français de l’étranger, mais ça reste un record pour le consulat.

Il semble qu’à San Francisco, certains Français, arrivés seulement dans l’après-midi, aient été découragés par la longueur de l’attente — plus de deux heures pour certains — et par la pluie qui a commencé à tomber en début d’après-midi. Ils ne sont pourtant censés voter pour leur président qu’une fois tous les cinq ans, mais apparemment c’était trop demander. Il est aussi possible que quelques distraits aient oublié que le jour du vote était pour eux le samedi et non le dimanche.

Les Français de Silicon Valley ont fait un peu mieux en terme de participation, puisque près de 40% des inscrits se sont déplacés pour voter samedi.

1er tour 2007

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Circonscription de San Francisco : résultats du premier tour

Élection à San Francisco
La queue devant le consulat de San Francisco, le 21 avril 2007 : certains électeurs ont dû patienter plus de deux heures pour voter. Photo : Arnaud H.

2066 Français ont hier voté au bureau de vote de San Francisco selon le consulat. La queue le long de Bush Street (et se prolongeant sur Stockton) était longue. Près de deux heures d’attente pour certains, mais le bureau de vote était ouvert jusqu’à 20 heures. Ceux arrivés après une heure de l’après-midi ont dû endurer la pluie, mais les parents accompagnés de jeunes enfants avaient la priorité.

Nicolas Sarkozy y a reçu 39,08% des voix, suivi de Ségolène Royal avec 30,73%. François Bayrou est le troisième homme avec 21,75%. Jean-Marie Le Pen n’a recueilli que 43 voix, soit 2,09%. Dominique Voynet a fait un score de 3,40% avec 70 votes. Frédéric Nihous et Gérard Schhivardi n’ont eux reçu aucun bulletin à leur nom. L’abstentionisme, même si il y était en recul par rapport aux suffrages précédents, a tout de même été de plus de 72%, certains électeurs ayant été apparemment découragés par l’attente et la pluie.

À Sunnyvale, près de San José, la queue était longue là-bas aussi, mais le bureau de vote du sud de la Baie a enregistré le meilleur taux de participation, avoisinant les 40%. 1036 votants s’y sont déplacés sur 2636 inscrits. On a voté un peu plus à droite en Silicon Valley, puisque Sarkozy y a fait 42,83%, Bayrou 24,9% et Sélogène Royal seulement 25%.

Le bureau de vote d’Honolulu a vu 65 votants sur 390 inscrits, celui de Portland 149 sur 547, et à Seattle 444 électeurs ont mis leur enveloppe dans l’urne, sur 1232 inscrits.

Une courte vidéo commentée d’une analyse sera publiée d’ici peu.

Les résultats à San Francisco sur le site de Julien.
Le billet de Tomate farcie sur l’événement électoral à San Francisco.