The Gen X Club

Depuis quelques jours, la chaîne de magasins vestimentaires américaine JC Penney diffuse sur les ondes télévisuelles et dans les salles cinémas une pub rendant hommage à l’un des meilleurs — que dis-je, le meilleur — teenage movies jamais pondus : The Breakfast Club (iTunes US), réalisé en 1985 par John Hughes. Les références du spot sont claires, de la plaque d’immatriculation de l’Illinois aux plans-montage filmés dans la même école, en passant évidemment par la bande-son, une reprise du « Don’t You » des Simple Minds (iTunes US, iTunes Europe) par le groupe néo-punk New Found Glory.

Ma réaction initiale fut un certain amusement. Ah, The Breakfast Club. Le minois adorable de Molly Ringwald. L’insolence rafraîchissante d’un groupe d’ados avec lesquels, bien que d’un autre continent, je pouvais m’identifier, moi aussi, petit jeune incompris et parfois rebelle, épisodiquement collé le samedi — une punition d’autant plus sévère que j’étais à l’époque en pension en Normandie dans une école jésuite. Deux années plus tard, je me retrouvai à mon tour dans une high school américaine, où j’allais être initié aux joies et aux horreurs du lycée à l’américaine, du confort du locker personnel à l’angoisse précédant la prom, en passant par les affres du dating à l’âge où l’acné colonise votre épiderme.

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