Défloraison

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Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Je ne connais pas grand chose aux fleurs. Je peux vous identifier les plus connues ainsi que quelques fleurs sauvages, mais chez le fleuriste, sorti des roses, des tulipes et des chrysanthèmes, je suis inculte. J’ai donc investi il y a quelques années dans un petit guide d’identification des fleurs du nord-ouest américain, l’excellent Pacific States Wildflowers de la collection Peterson Field Guides. Le début du livre offre une identification par caractéristiques, mais le plus gros est une classification par couleur, avec un dessin (dont une sélection de plaques en couleurs) pour chaque fleur.

Évidemment, ça ne vous sera utile que si la fleur que vous cherchez à identifier est indigène ou courante dans le nord-ouest Pacifique. Mais jusqu’ici, j’ai eu de la chance.

Nous avons au printemps dernier emménagé dans une ancienne maison de pépiniériste. La maison est en bon état, mais le reste de la propriété a été cruellement négligé au cours des dernières années. Il reste cependant de nombreux vestiges de l’ancienne vocation de l’endroit. Au cours des mois j’ai fait de mon mieux pour débroussailler l’entourage immédiat autour de la maison, j’ai planté des tulipes et des narcisses en novembre qui ont égayé le début du printemps, et j’ai passé pas mal d’heures à élaguer et tronçonner. La demi-douzaine de pieds de vigne a été taillée au début du mois après des années d’abandon. Le houblon que j’ai enterré à l’automne se plaît beaucoup et a commencé à grimper sur le treillis sommaire que j’ai mis en place. J’ai bîné et bêché les quatres plantoirs que j’ai recouvert de papier journal et compost afin d’en tuer les mauvaises herbes, labouré un petit bout de terrain supplémentaire, et planté du maïs, des laitues, des pommes de terre et des tournesols, en attendant d’y rajouter d’ici peu concombres, tomates et poivrons.

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Photo : Arnaud H. Licence Creative Commons.

Le printemps est l’un des grands plaisirs du jardin. Et c’est encore mieux lorsqu’il s’agit d’un jardin qu’on ne connaît pas encore complètement, où surgissent soudainement des plantes inconnues. Plusieurs d’entre elles ont fleuri au cours des dernières semaines, mais il ne fallait pas compter sur mes connaissances plus qu’approximatives en matière d’horticulture pour les identifier.

L’année dernière, Phil m’avait envoyé l’URL d’une startup qui s’était fait remarquer à Techcrunch 50. GazoPa intègre une technologie de reconnaissance de formes et couleurs pour identifier des objets dans une banque de photos. D’autres sociétés s’étaient auparavant attaqué à ce type de technologie, et certaines avaient été acquises, et d’autres avaient fermé leur portes. Une nouvelle vague de startups ayant mis au point des technologies similaires mais visant différentes applications sont depuis apparu au cours des deux dernières années. Les Suisses de Kooaba ont lancé une API permettant d’identifier par exemple de prendre une photo d’un objet avec un mobile pour en trouver le contenu associé en ligne — remplaçant ainsi le besoin de taper le nom de l’objet en question. C’est un peu l’équivalent de Shazaam, mais visuel.

GazoPa reste plus généraliste. Le service — toujours en bêta — se définit comme un moteur de recherche d’images similaires, empruntant un design minimaliste vaguement googlien. Un utilisateur peut même soumettre une ébauche de dessin pour rechercher des images possédant des contours similaires.

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